Beatles Musique

J’ai écouté pour vous la nouvelle édition de l’album Blanc des Beatles

50 ans ! Un demi-siècle pour l’album  Blanc des Beatles, le meilleur des quatre de Liverpool selon LEDC, écrit en novembre 1968. On pensait avoir tout écouté des Fab four. Eh bien non… Voilà que l’on nous offre de rares inédits  : les Esher Demos

Comme toujours lorsqu’il s’agit des Beatles, c’est un Martin qui est à la barre. Pas ce pauvre Georges, décédé récemment, mais son fils Gil, sous la Houlette d’Apple Corp,  qui a eu le talent suffisant pour mixer des kilomètres de bandes récupérées on ne sait où ! Ce qui est surprenant, à la première écoute, c’est la très bonne ambiance qui semble régner dans le studio. On nous avait tellement vendu, avec l’entrée en scène de la terrible Yoko ONO, une mayonnaise qui ne prenait plus que l’on sourit en écoutant les dialogues entre Paul et John : « Yes you wil… »
On trouve de tout sur le White Album. Du bon vieux Rock and Roll façon Taverne (Birthday, Back in USSR), l’ancêtre de ce qui deviendra le  Hard Rock (Helter Skelter), du Blues (Yer Blues),

de la Country music comme l’aimait Ringo (Don’t pass me by, Rocky Racoon),  des superbes ballades (Julia écrite par John en hommage à sa maman morte en 58) ou (Blackbird, I Will, Mother Nature son, écrites par Paul), du garage band (Savoy Truffle de Georges), du Rock (While my guitar gently weeps, Every body have something to hide except me and my monkey, Glass Onion, Revolution), de la musique de foire qualifiée par John de « musique de grand-mère » (Ob-la-di-Ob-la-da), de la comptine pour enfants (Bunglalow Bill), de la musique de saloon (Martha my dear), du Rock-spleen-torturé (I’m so tired, Long long long, Cry baby, Happiness is a warm gun, Sexy Sady), du rock introspectif (Dear prudence) et aussi, il faut le dire,  du n’importe quoi (Revolution 9, Honey Pie).

J’ai écouté pour vous la nouvelle édition de l’album Blanc des Beatles

On est en 1968. Richard Nixon vient d’entrer à la Maison-Blanche. L’époque est à la chasse aux sorcières : les Soviétiques sont aux portes de Prague et Martin Luther King vient d’être assassiné. On est en 1968, dans un ashram en Inde… Paul regrette son séjour en URSS (Back in USSR) ; John n’appelle clairement pas à la Révolution violente (But if you talk about destruction, don’t you know you can count me out !). Paul  chante les droits civiques des Noirs sur Blackbird (Take these broken wings and lear to fly – All your life – You were only waiting for this moment to arise.). John regrette (Sexy sady) d’avoir accordé sa confiance au Maharishi Maheshi, le gourou spirituel indien un peu trop entreprenant avec Mia Farrow et chante ses insomnies (I’m so tired) ou sa dépression (?). Georges évoque la dépendance au chocolat de son ami Clapton (Savoy Truffles). On découvre  le premier jet de Jealous guy (qui sortira avec un accompagnement au piano en 1971), qui n’était alors que Child of nature, alors joué à la guitare par John ; une version acoustique (on dirait aujourd’hui Unplugged pour faire plus moderne) de While my guitar gently weeps, avec des paroles que Georges a par la suite abandonnées (I look from the wings at the play you are staging – As I’m sitting here doing nothing but aging) et un Paul surpris par la mélodie… Un régal de rentrer ainsi dans l’intimité du studio, où des ébauches encore en grands chantiers (Glass Onion, Hapiness, I Will…) et des textes encore inachevés sont commenté par leurs auteurs, dont un cocasse « Je peux chantier mieux » de John sur Julia.

Il y a aussi des titres inédits dont LEDC ignoraient l’existence (Junk, circles, What the new Mary Jane) et Not Gulity de Georges qui sera abandonné (après une centaine de prises) avant de resurgir tel le Phénix en 1979.

Réédition du "Double Blanc" des Beatles : 50 ans après, toujours aussi frais


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