Beatles

J’ai vu pour vous Paul Mc Cartney à la U Arena (ou Paris La Défense Arena) de Nanterre

McCartney Live @Paris La Défense Arena

60 ans d’histoire du Rock en 3 petites heurs. Bien sûr, les traits ont un peu vieilli, la voix n’est plus aussi claire, mais le charme agit sans aucun doute. Arrosé copieusement par les spots bleus de l’Arena, Sir Paul arrive sur l’immense scène, veste en jean noire sur chemise grise, avec son flegme tout britannique, son éternelle base Hofner de gaucher en bandoulière, accompagné de ses deux guitaristes et de son imposant batteur. La démarche est hésitante, mais l’ex-Beatles, on le sent tout de suite, est sûr de lui et d’humeur badine. Il plaisante sur son Français limité, mais fait l’effort de nous parler dans la langue de Molière, aidé par un prompteur caché sous la scène. Le premier accord de Hard day’s night retentit, transformant la foule en un fleuve en furie qui se précipite vers la scène. Il y a de tout, des sexagénaires, des quinquagénaires, mais aussi leurs enfants, voire leurs petits-enfants. Tout ce petit monde connait par cœur les titres phares : Love me do, All my loving, Lady Madonna, des Beatles, mais aussi les grands titres des Wings, 1985, Band on the Run, Let me roll it, Live and let die. Surprise ! sur Letting go avec une section de cuivres cachée dans le carré d’or qui colore en blues la scène de l’Arena. Les Beatles courent sur les écrans géants, poursuivis par la meute féminine des fans des sixties.  Paul, qui a tombé la veste, passe de la basse à la guitare électrique puis au piano avec Hey Jude et Let it be. On remonte le temps avec le premier morceau enregistré par ceux qui n’étaient encore que les Quarrymen : In spite of all the danger (1960). La foule assure les chœurs sur ce morceau trop peu connu d’Harrisson. Harrisson, justement : superbe hommage à son frérot (comme il le dit en Français) avec Something que Paul commence au Yukulele, puis achève dans un feu d’artifices de couleurs. Une larme peut alors s’échapper des yeux les plus sensibles. Il n’oublie pas un grand merci à John aussi, son ami, avec plusieurs reprises dont Mister Kite, From me to you et une chanson qui lui est dédicacée : Here today. Seulement trois titres d’Egypt station (Who cares, Come on to me), son dernier album, mais les fans n’étaient ps venus pour ça : c’est le délire sur Birthday, Blackbird (sur les droits civiques des Noirs) ou Helter Skelter et la superbe seconde face d’Abbey Road : Golden Slumbers, Carry that weight, The end, avec laquelle le concert s’achève. Dommage, une seule date en France. Malgré ses 40 000 places, l’U Arena aurait pu être remplie une bonne dizaine de fois.


C’est une soirée un peu spéciale. Mais de toute façon Paris est toujours spéciale. Je me rappelle la première fois que nous sommes venus adolescents avec John (NDLR : Lennon) et que nous avions fait de auto-stop. C’est une ville magnifique, comme Londres et Liverpool. Là, je suis dans une voiture qui traverse les Champs-Elysées et m’emmène vers la salle. Les éclairages sont superbes. Et le public français est très chaleureux. En plus c’est une très grande salle ce soir, toute nouvelle c’est ça ? On y a déjà répété, hier (NDLR : ce mardi). »

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