actualité Gilet jaune

Les gilets jaunes et la boite de Pandore

Un petit rappel sur cette expression tombée dans le domaine populaire et dont on a perdu l’origine : nous sommes dans la Grèce antique. Epiméthée (celui qui pense après) a donné tous les dons aux animaux et, lorsqu’il arrive aux hommes, il n’a plus rien dans sa hotte. Prométhée (celui qui anticipe), son frère décide alors de voler le secret du feu à Héphaïstos, pour le donner aux hommes. Zeus ne peut accepter un tel péché d’hubris (se prendre pour un dieu).  Il demande à ce même Vulcain  de façonner une femme, Pandore, dotée d’innombrables qualités : la beauté et la séduction bien sûr, mais aussi la ruse de la séduction. Epiméthée, bien entendu, se laisse charmer et la demande en mariage. Lors de ses noces, Zeus remet à Pandore une boite qui contient tous les maux possibles, avec l’interdiction de l’ouvrir. Mais une femme reste une femme : elle ouvre la boite. Et tous les maux se répandent sur la terre. Pandore regarde au fond, il ne reste que l’espérance : une fois la boite de Pandore ouverte, les maux, tel le dentifrice et son tube, ne peuvent plus faire demi-tour. Les  hommes n’ont même plus l’espoir pour se consoler.

Nous sommes dans la France de 2018. Jacqueline Mouraud ouvre sa boite de Pandore. Sincère, habituée aux coups de gueule, elle lance son appel sur internet. Deux mois plus tard, la France est en feu. La même Jacqueline renonce à rencontrer le premier ministre : elle a été menacée physiquement. Qui refermera la boite ? Visiblement pas Jacqueline. Merci à elle.

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