Gilet jaune Société

François Ruffin et l’art de mettre de l’huile sur le feu

«Évidemment qu’aujourd’hui, le peuple est complètement tenu à l’écart de cette Assemblée ; évidemment que le peuple il faut qu’il hurle, qu’il tienne pendant trois semaines, qu’il fasse des manifs, qu’il y ait les Champs-Élysées qui soient bouleversés.»

François Ruffin : l’homme qui se serait bien vu en Lamartine.

Debout face à la foule tout acquise, son éternel blouson marron sur les épaules, micro en main, éclairé par un simple réverbère François Ruffin se met en scène pour taper là où sa fait mal. Et si la France brûle, Ruffin souffle sur les braises, loin d’apaiser, d’éteindre les incendies qui menacent les biens et les personnes, il serait plutôt du genre à ajouter de l’essence. Vous lui parlez dialogue ? Il vous répondra soulèvement, violence, menace, renvoyant la faute sur les autres, justifiant tout et n’importe quoi, et surtout s’exonérant des incendies nouveaux, des morts qui viendront. Sait-il qu’il est facile de détruire, beaucoup plus compliqué de construire ? Il est l’archétype des forces réactives que dénonçaient Nietzsche, celui qui n’existe qu’en s’opposant aux autres, celui qui existe en critiquant, en détruisant, en détricotant, jamais en construisant. Une fois que tout est parterre, en miettes, il se retire. Il est plutôt bulldozer que maçon, passer maître dans l’art de dresser les uns contre les autres, les riches contre les pauvres, les élites contre les gens d’en bas, la droite contre la gauche. Et puisqu’il est le porte-voix autoproclamé des classes laborieuses, il fait automatiquement (selon lui) partie des gentils, des gens honnêtes. En face, bien entendu, il n’y a que des méchants : flics, patrons, médias, président, ministres, députés de l’opposition, tous coalisés pour affamer son petit peuple des gentils. C’est un homme qui lutte sans cesse, s’oppose, exige l’extravagant pour être sûr de ne jamais atteindre un compromis. Car il se plait dans l’opposition, se régale dans l’insurrection, jubile dans la Révolution, l’odeur de l’essence qui brûle, surtout des préfectures, et le son des barricades.

Il ne renierait pas Danton lorsque ce dernier disait à Camille Desmoulins : « Le monde que tu souhaites nécessite quelques crânes fendus ». Il me fait penser à Marat qui réclamait 100 000 têtes ! Où s’arrêtera ce trublion médiatique ? Tant que son voisin de droite aura une montre plus belle que son voisin de gauche, tant que des patrons gagneront plus que des ouvriers, tant qu’un Président sera plus riche plus qu’un intérimaire, François Ruffin, droit sur sa barricade, sera là…

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