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LEDC n’aiment pas Natacha Polony

La journaliste, par ailleurs directrice de Marianne, a une belle plume, une plume qui glisse frénétiquement sur le papier glacier de l’hebdomadaire du regretté Jean-François KAHN, aussi facilement qu’un pet sur une toile cirée. Et ceci n’est pas une métaphore.

Car chacun sait que le méthane, composant essentiel dudit gaz, est extrêmement inflammable et, dans certains conditions, explosifs. Et en matières d’incendies ou d’explosions, Natacha POLONY est passée maître. Toujours prête à rallumer les braises, à mettre le feu aux poudres, elle affiche sur les plateaux de notre belle télévision son visage enchanteur, en dénonçant ceux qui font, c’est-à-dire l’exécutif. Car Natacha est une dé-constructrice, l’archétype de ce que Nietzsche appelait les forces réactives, celles qui n’existent qu’en s’opposant.

Le contraste avec les déclarations du ministre de l’Intérieur tentant de renvoyer l’ensemble des gilets jaunes à l’extrême droite illustre la déchéance d’un pouvoir acculé. Natacha Polony

On sent dans cette belle phrase toute la haine à peine contenue de Natacha qui aimerait tant voir tomber le gouvernement. « La déchéance du pouvoir ». Natasha ne prend pas de risque avec si peu d’argumentation. Le sujet de l’extrême droite ? Balayé. Pour Natasha, toutes ces Marseillaises, ces drapeaux français, ces groupuscules, , ces violences ne disent rien. Marine monte dans les sondages ? Et alors ? Sait-elle Natasha que seul le RN profite de la situation et que s’il arrivait au pouvoir, Marianne serait l’un des premiers titres à en faire les frais, comme le bébé avec l’eau du bain (là c’est une métaphore).

Madame Polony et les privilèges

Les privilèges qui furent abolis dans la nuit du 4 août 1789 se sont reconstitués. Natacha Polony

Encore une belle phrase qui claque grâce à sa référence historique incontestable. Mais sait-elle Natasha POLONY que les privilèges qui furent abolis concernaient les droits féodaux ? Serait-on revenu au temps de la Monarchie absolue de Droit divin, aux lettres de cachets, à la Taille et à la Gabelle, au droit de cuissage ? Donc LEDC propose un petit rappel historique pour madame Polony : 

Le décret du 4 aout 1789 :

  • sont abolis sans indemnité : la main-morte (l’incapacité des serfs de transmettre leur héritage) ;
  • la servitude (obligation de travailler pour le Seigneur auquel on appartient) ;
  • l’exclusivité seigneuriale d’accès à certaines professions ;
  • l’exclusivité seigneuriale sur la justice ;
  • la dîme (impôt prélevé par l’Église) ;
  • la vénalité des offices (droit payant à certaines professions) ;
  • les rentes foncières perpétuelles…

Conclusion : Madame Polony dit n’importe quoi pourvu que ça claque. Il nous semble que la Monarchie absolue de droit divin ne soit pas de retour.

 Il est urgent d’offrir un débouché politique à la colère d’un peuple qui se sent acculé. Natacha Polony

Tout le monde est donc acculé, terme que madame POLONY adore. Qu’entend-elle par « débouché politique » ? Une dissolution de l’Assemblée Nationale ? Nous avons des raisons de penser qu’elle serait déçue du résultat.

Madame POLONY, les gentils et les méchants

Madame POLONY est tombé dans le manichéisme le plus absolu : les gentils sont forcément en jaunes et les méchants (qu’elle appelle les élites mais dont, sans doute, elle s’exclut) sont au gouvernement ou dans les banques. Nous citerons ici donc un grand philosophe malheureusement disparu trop tôt

Il ne suffit pas d’être pauvres pour être honnête. Daniel Balavoine.

Madame POLONY cite les « observateurs honnêtes ». Elle a donc cette faculté de savoir faire le tri : les médias à la solde de l’État d’un côté et ceux qui disent la vérité de l’autre (dont Marianne certainement). Elle cite les manifestations en province qui se seraient bien passées. On n’a pas dû regarder la même chaine d’actualité. Ou peut-être n’est-elle pas si honnête que ça. Le maire de Bordeaux (entre autres) pourra confirmer.

Partout ailleurs, à Bordeaux, Montauban, Toulouse ou Colmar, les gens qui défilaient l’ont fait avec une admirable dignité, dans un souci du bien commun qui force le respect. Natacha Polony

La situation a dégénéré en fin de journée à Bordeaux, casse de matériel mobilier, de banque dans le centre ville vers le Cours V. Hugo notamment / © Nicolas Tucat AFP
Images de Bordeaux qui forcent le respect

Madame POLONY et les inégalités

Madame POLONY pense que les riches ne payent pas d’impôt et que l’ensemble de la facture est supportée par ses pauvres. Nous l’invitons donc à consulter des statistiques. Elle se rendra compte (mais le veut-elle?) que, de l’ensemble des pays de l’OCDE, la France est celui qui redistribue le plus. La France est le pays qui consacre la plus grande part de son PIB aux aides sociales. Après impôts et charges sociales, c’est en France que les inégalités sont les plus faibles. Peut-elle le reconnaitre ?

On peut mieux faire encore, mais la France, c’est pas si mal….

La redistribution

sur : Impotsurlerevenu.org

La redistribution est essentiellement au profit des plus modestes qui gagneraient en niveau de vie. Le Trésor estime que les 10 % les plus pauvres (1er décile) atteindraient 10 700 € de revenus grâce à la redistribution contre 6 900 € si elle n’existait pas. Ce gain représente 55 % d’augmentation de revenus.Ces 10 % les plus pauvres perçoivent donc la majorité des prestations : 76 % du RSA socle, 72 % de l’AAH et de l’ASPA, 57 % des allocations logement, 51 % du RSA activité, 27 % des allocations familiales sous condition de ressources et 24 % des prestations familiales sans condition de ressources. De plus, les personnes percevant moins de 10 000 € par an (830 € par mois) seraient deux fois moins nombreuses grâce à la redistribution. Les familles nombreuses et monoparentales bénéficient majoritairement de la redistribution.

La redistribution permet d’élever le niveau de vie des plus pauvres, ce qui leur permet de vivre plus décemment et de consommer davantage.
Mais l’étude du Trésor montre également que ce système redistributif peut freiner l’activité économique et pousser à l’assistanat. En effet, les aides sont une fonction décroissante du revenu, c’est à dire que plus les revenus augmentent plus les aides diminuent. En outre, travailler plus quand on perçoit des aides les fera automatiquement diminuer. Par conséquent, on sera inciter à travailler que si l’écart entre la baisse des aides (voire la suppression) et le revenu est important, ce qui est le cas pour les salaires moyen à élevé. Le problème se pose donc pour les bas salaires qui sont peu éloignés du niveau d’aides sociales qu’il serait possible de percevoir en cas d’inactivité.


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