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Foulards rouges et gilets jaunes

Un fleuve rouge de parapluies retournés par le vent, puisant sa source au kiosque de la Nation, s’est écoulé le long du boulevard Diderot, silencieux, parsemé de rares pancartes, grelottant sous les rafales glacées venues du Nord, digne malgré le harcèlement continu des journalistes, pour se répandre dans les méandres de notre Capitale jusqu’à l’embouchure de la Bastille. Une Marseillaise, un timide slogan réchauffent les cœurs de dix mille foulards venus rompre le silence, pour faire résonner sur les murs de Paris un autre discours, celui de l’apaisement, du dialogue et de la courtoisie. Car sous les pavés, il n’y a pas de plage. Alors mon ami jaune : Laisse donc tranquille les cubes de granit qui tapissent nos avenues. Et prend plutôt un stylo ou un micro pour que la colère qui t’étouffe, t’empêche de réfléchir sereinement sorte de ton corps meurtri, une bonne fois pour toute. L’exorcisme de ton trop plein de haine est nécessaire, car cette haine, reine des passions tristes, est toujours mauvaise conseillère. Couche sur le papier ton ressentiment et retrouve celui que tu n’aurais dû jamais cessé d’être. Celui qui construit.

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