Le quota CO2 individualisé : la solution pour sauver le climat

On a tout essayé rien ne marche. Chacun est favorable à la lutte contre le changement climatique, mais personne ou presque ne fait (ou ne veut faire) réellement d’effort. On porte plainte contre l’État comme si c’était lui qui achetait des SUV, des motos, partait en vacances à l’autre bout du monde ou changeait de portable tous les ans puis on râle contre le même État lorsqu’il supprime des voies automobiles ou augmente les taxes sur les carburants ou veut installer des parcs éoliens en face du pavillon.

Il y a plusieurs raisons à ce constat pessimiste et notamment la suivante : il y a chez l’homme un conflit permanent entre :

  • son attachement viscérale à ses libertés individuelles (par exemple faire un tour en moto dans les Alpes ou passer ses vacances au soleil) ;
  • et sa volonté de défendre l’intérêt général (qui suppose de laisser sa moto au garage et de se reposer tranquillement chez soi).

La plupart du temps, malheureusement, nous cédons aux chants des sirènes qui gouvernent notre intérêt particulier. Nous sommes des hommes après tout et nous privilégions d’abord notre intérêt, puis celui de nos enfants, de la famille, de nos compatriotes et en dernier lieu les humains dans leur ensemble. Si les Martiens existent, nul doute qu’ils seront servis les derniers. Peu de gens sont prêts à sacrifier leurs habitudes sur l’autel du changement climatique.

Je suis un homme et je mesure toute l’horreur de ma nature. Zazie

La contrainte parait donc nécessaire. Mais comment faire pour éviter de tomber dans la dictature environnementale ? La réponse : le quota CO2 individualisé.

Le quota CO2 individualisé

Chaque usine est déjà soumise à ce type disposition : l’Europe attribue chaque année à nos chères usines un quota d’émission de CO2. Si les usines restent dans l’enveloppe, tout va bien. Si elle souhaite en sortir, par exemple pour produire plus, elles achètent des tonnes de CO2 (aux usines qui en ont trop). Une telle approche incite donc les exploitants à la vigilance et à réduire, autant que faire se peut, leurs émissions (qui peuvent être directement converties en €).

Pourquoi ne pas calquer ce modèle (en le corrigeant) pour contraindre les individus à la responsabilité ? Chacun se verrait accorder une enveloppe annuelle (par exemple 10 tonnes de CO2 par an), lui permettant de voyager (1 aller retour Paris-New-York = 2.5 tonne de CO2), de consommer (voir en dessous quelques points de repères), de faire des enfants (1 enfant = 1 tonne par an)… A lui de gérer son quota. S’il souhaite voyager davantage ou consommer plus, pas de problème : il achète à l’État des tonnes de CO2. Le prix de la tonne devrait bien entendu être proportionnel au quotient familial de chacun. Avec l’argent récupéré l’État investirait alors dans les énergies renouvelables ou la rénovation thermique des bâtiments.

L’individu ne serait ainsi pas totalement frustré, il pourrait continuer à consommer mais de manière raisonnable. Il prendrait aussi conscience du coût de la pollution qui aujourd’hui n’est pas visible. Le niveau global d’émission de CO2 pourrait alors vraiment être régulé.

Quelques points de repères

  • Un ordinateur fixe consomme 600 kWh/an, si l’ordinateur est allumé 8 heures par jour, soient 175 kg de CO2 par an ;
  • Un ordinateur portable consomme entre 150 et 300 kWh/an, si le portable est branché 8 heures par jours, soient 44 à 88 kg de CO2 par an.
  • En mode veille, un ordinateur, fixe ou portable, consomme environ le tiers de sa consommation en fonctionnement. 
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