13 mars 1954. Béatrice, point d’appui avancé du camp retranché de Diên Biên Phu , 13500 hommes commandés par le général Castrie, subit les premiers assauts du Viêt-Minh du général GIAP. Ceux qui pensaient tendre un piège pour en finir avec Oncle Hô sont bien obligés de constater leur erreur manifeste. Dans la moiteur de l’Indochine, les obus pleuvent sur les soldats du corps expéditionnaire français. Isabelle, le dernier point d’appui résiste encore. Mais le 7 mai 1954, à bout de munitions, le camp capitule. Tout est fini. 4000 soldats sont morts et 13 500 supplémentaires partent en captivité. La guerre d’Indochine s’achève pour les Français avec les accords de Genève 21 juillet 1954.

J’ai lu pour vous Diên Biên Phu de Pierre Pellissier

Pierre Pellissier est sur tous les fronts. Sur le terrain, bien sûr, où il suit les préparatifs, le creusement des tranchées, l’alignement des barbelés, les sorties dans la jungle, toujours dangereuses, des différents bataillons, mais aussi à Paris, sur les bancs de l’Assemblée qui font et défont les majorités. Avec un luxe de détails, il nous fait vivre le quotidien des hommes qui vont mourir, ces hommes qui s’ébrouent encore entre les mâchoires impatientes de l’artillerie d’Hô-Chi-Minh, ces généraux comme Navarre qui sous-estiment les capacités de l’ennemi et notamment leur nombre : 70 000 combattants endoctrinés ! Et puis, c’est l’enfer, les points d’appui tombent les uns après les autres après une résistance héroïque. Un livre un peu long mais à lire absolument.

Quelques points de repères sur la guerre d’Indochine

En 1945, profitant de la faiblesse française faisant suite à la seconde guerre mondiale, un mouvement d’indépendance d’inspiration communiste, le Viêt-Minh , prit le pouvoir au Vietnam. La France, soucieuse de sa souveraineté dans la région, envoya l’année suivante (1946) un corps expéditionnaire. Le bombardement par la flotte française des troupes Viêt-Minh signa officiellement le début du conflit. Simple guerre d’indépendance, au début, aux caractéristiques proches de la guérilla, la guerre d’Indochine s’inscrivit petit-à-petit dans le contexte plus général de la guerre froide avec :

  • d’un côté, le soutien de la Chine au Viêt-Minh qui transforma des éléments hétéroclites en véritable armée dotée d’artillerie, de moyens de transport et de communication ;
  • de l’autre, le soutien (surtout financier) américain aux Français ; l’idée étant, pour l’oncle Sam, que l’idéologie communiste ne se propageât pas au reste de l’Asie du sud-est.

La défiance de l’opinion publique, mais surtout la défaite de Diên Biên Phu en 1954 sonnèrent le glas de la présence française et la partition du pays en deux avec au nord (au Tonkin) un régime communiste et au sud une région sous administration française.

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