Nucléaire : quelle alternative au stockage profond ?

Il existe en France des anti-nucléaires dogmatiques, imperméable, à la discussion, étanche à l’argumentation. Leur mettre sous le nez les rapports scientifiques les plus sérieux ne sert à rien d’autre que de déclencher l’éternel : c’est que des conneries ! Ne leur dites pas que la seule solution efficace contre le changement climatique passe par le nucléaire ! Vous passerez pour un dangereux lobbyistes ou pour un naïf à tendance maladive.

Le crépuscule des Phénix

Le débat (débat public sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR)) sur les déchets n’échappe pas à la règle : les déchets existent. Personne ne le conteste. Il faut donc trouver une solution sûre et pérenne pour ne pas transférer la patate chaude sur les générations futures. La première solution envisagée fut de réduire leur volume dans des réacteurs à neutrons rapides (type Phénix). Mais la politique aidant, le ralliement nécessaire des verts de Dominique VOYNET aux socialistes de Lionel JOSPIN a eu la peau de cette solution. Le volume n’a pas été réduit et il faut donc entreposer les déchets à vie longue existants.

CIGEO : le stockage profond

Les déchets à vie longue ont l’inconvénient, d’avoir une vie longue (on parle de milliers d’années), mais l’avantage d’être de faible activité. Ils existent et il faut donc faire avec. Le projet CIGEO est né de ce constat : l’idée et de stocker ces déchets dans des couches géologiquement stables (plusieurs millions d’années) dans des sols argileux prévenant toute pollution des eaux. La mécanique de ces sols est telle que les cavités ouvertes se refermeraient toutes seules (aux environ de 2150) ce qui permettrait de se passer de toute intervention humaine… pour toujours. La solution est donc pérenne. Les modèles les plus pessimistes garantissent l’absence de tout transfert de radioactivité vers la surface ou les nappes. Alors pourquoi tant de haine ? Parce que :

C’est que des conneries !

Peut-on éviter les grandes profondeurs ?

Les opposants avancent la nécessaire possibilité de garder un accès à ces déchets ce qui effectivement ne serait pas possible en cas de stockage profond.n cette solution est séduisante, sur 10 ans, voire 20 ans… Et après ? On continuerait à les surveiller, à les contrôler ? Quelle garantie aurions-nous de disposer des financements, de la technologie, de la volonté démocratique ? Le stockage peu profond ne fait que repousser le problème, au mieux de le passer à la génération suivante qui devra trouver une solution pérenne.

Parier sur le stockage peu profond (dans des couches géologiques peu stables), c’est parier sur la démocratie (dont le pas de temps est de quelques centaines d’années) plutôt que sur la géologie (dont le pas de temps est de plusieurs millions d’années).

En synthèse

Aux opposants les plus farouches au projet CIGEO, je dis que la gestion des déchets ne doit pas être un pari sur l’avenir. Toute alternative au stockage profond repose malheureusement sur une erreur de diagnostic qui conduit à passer le problème à la génération suivante. Mais bien sûr :

C’est que des conneries !

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