Le capitalisme est incompatible avec l’environnement ?

Ah bon ? Commençons par une petite histoire. Il y a une cinquantaine d’années, à l’est de l’Oural, à la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, régnait un paradis sur terre qui avait décrété l’égalité parfaite entre tous les êtres. Rien n’appartenait à personne et tout appartenait à tout le monde.

Là vivait une communauté de paysans bien heureuse de bénéficier des bienfaits de l’Amou-Daria et du Syr-Daria, deux fleuves majestueux qui déversaient leurs eaux abondantes dans la mer d’Aral, l’une des plus grande réserve d’eau douce du monde. Ces eaux bien entendu appartenaient à tous et à personne. La communauté garante du seul intérêt général (feu le parti communiste de l’ex URSS) décida que ce bien devait profiter à tous. Sans tenir compte de l’avis des paysans (on ne tient pas compte des intérêts particuliers dans un régime qui promeut le collectivisme) avança que cette eau serait mieux utilisée pour la culture du coton, matière première dont avait un grand besoin le reste du pays. Et on commença à pomper et à pomper encore. 40 ans plus tard, la mer avait complètement disparu. Mais aussi les communautés paysannes et de pécheurs, ainsi que les cultures de coton…. Ce fut l’un des plus gros désastres environnement aux du XXème siècle et le capitalisme n’avait rien çà voir là-dedans.

Le capitalisme est incompatible avec l’environnement ?

L’URSS fut un un chef d’œuvre inefficacité (pourquoi en effet faire des efforts si la paye reste la même ?) qui réussit l’exploit de consommer des matières premières à outrance sans sortir quiconque de la misère et en faisant mourir de famine plus de 80 millions d’individus. Bakou est aujourd’hui l’un des sols les plus pollués sur terre. Aucune innovation n’est à mettre au crédit de l’État collectiviste, notamment en matière de protection de l’environnement. L’industrie lourde fut son crédo pendant 70 ans, polluant des régions entières. Le même constat peut-être fait pour la Chine de Mao.

L’innovation nécessite la libre entreprise

Le développement de techniques innovantes, par exemple des moteurs peu gourmands en pétrole, nécessite un environnement particulier. L’innovation suppose un risque : celui de travailler pour rien en cas d’échec. Si ce risque n’est pas rémunéré, il n’est pas pris par les individus. Voilà la raison pour laquelle l’URSS sortit la Trabant 601 lorsque l’Amérique sortit la Ford Mustang, les Soviétiques se contentaient de bouliers lorsque les ordinateurs pointèrent leur nez en occident… On pourrait, bien entendu, multiplier les exemples qui montrent que l’innovation suppose la libre-entreprise.

Trabant 601
TRABANT 601

L’allongement de l’espérance de vie en bonne santé s’est construite dans les méchants pays capitalistes, comme l’amélioration de la qualité de vie en général, l’accès à l’éducation pour tous, la liberté d’expression, les couvertures sociales… Depuis que la Chine, même s’il est s’en défend, à renoncer au Communisme, 700 millions de Chinois sont sortis de la misère. Depuis que l’Afrique est entrée dans le concert des Nations, sa classe moyenne se développe.

C’est bien dans les horribles économies libérales qu’est née l’idée farfelue qu’une industrie devait être propre en traitant en particulier ses fumées (NOx, SO2, Poussières…), ses rejets en eau ou ses déchets.

Pas de philanthropie là-dedans !

Pour quelle raison les entreprises deviennent-elles ainsi vertueuses ? Par pure philanthropie ? Bien sûr que non ! Si Apple cherche aujourd’hui à produire de l’aluminium sans émettre de CO2 ce n’est pas pour sauver la planète, mais parce que ses clients le demandent. Plusieurs milliards viennent donc d’être mis sur la table par le géant à la pomme pour répondre à une attente sociétale. Quel autre régime politique aurait pu avancer dans cette direction ? Si Apple veut continuer à gagner des milliards, ses dirigeants seront contraints de respecter l’environnement, en utilisant moins de métaux précieux, en développant des batteries longue durée… ! Le raisonnement est le même lorsqu’il s’agit d’expliquer les milliards mis sur la table pour développer la voiture électrique, les filtres à particules, les systèmes de récupération d’énergie au freinage, le vélo électrique, la valorisation « énergétique » et « matière » des déchet, les produits « bio », la gestion intelligente des ressources épuisables…

L’économie libérale n’est pas une grande philanthrope. En fait, elle n’a pas de morale du tout. Mais elle est contrainte d’écouter ses clients finaux attentifs à leur environnement, sous peine de mourir. Voilà pourquoi l’économie libérale est de plus en plus verte. Et voilà pourquoi une économie communiste qui n’a que faire des intérêts particulier, comme ceux des paysans de l’Oural, se fout de l’environnement. Il n’y a qu’à voir comment sont traitées les voitures partagées pour se rendre compte comment l’individu se comporte avec les biens qui appartiennent à tous !

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