J’ai lu pour vous Une femme à Berlin (20 avril au 22 juin 1945)

Ce livre est le journal d’une anonyme, d’une « femme des ruines » qui survit au jour le jour dans Berlin envahie par les « Ivans » les troupes russes de Staline, assoiffées de revanche, d’alcool et de sexe. Tout commence par le grondement sourd de l’artillerie qui se rapproche, les premières bombes qui tombent sur le quartier et la vie qui s’organise au fond des caves dans la promiscuité et l’obscurité, où les habitants de l’immeuble, qui jusque-là se connaissaient à peine, ont créé une petite communauté. Le Russe n’est en avril 45, encore qu’un mythe, un combattant féroce qui viole tout ce qui porte un jupon mainte-fois raconté mais toujours invisible. Pour l’instant, la rue est occupée part la Volksturm de Goebbels, l’armée du peuple : des vieillards ignorés par les drapeaux mais sacrifiés par les Nazis dans ces des jours du Reich. Les obus se rapprochent, tombent sur les immeubles et puis c’est au tour des mitrailleuses lourdes d’entrer en action. On ramasse les premiers morts…

Au milieu de ruines, la Volksturm se fait rare. Elle voit arriver les premiers contingents venus de l’Est, les premiers Russes qui ne font pas mentir leur réputation. La plupart du temps ivre mort, ils cherchent des femmes, jeunes ou vieilles, belle sou moches, peu importe, il leur faut des femmes. La veuve de l’immeuble, une sexagénaire, fait l’affaire d’un jeune Polonais. Notre anonyme aussi se fait violer, quatre fois pour commencer, comme 100 000 autres femmes. Les Russes sont rustres, bestiaux,… Mais après ce que la Wehrmacht a fait sur leurs terres, comment leur en vouloir ? Et puis, se donner ainsi à un Ivan c’est souvent obtenir quelque chose à manger ou un paquet de bougies. Mieux vaut un Russe sur le ventre qu’un Américain dans le ciel ! Alors elle se cherche un Anatole ou un Major, un peu moins rustre que les autres, en espérant que donner ainsi l’exclusivité à l’un d’entre aux empêchera les viols en réunion…

Mais le viol n’est finalement pas son traumatisme principal : dans cette ambiance de fin du monde, où les odeurs de merdes et les mouches sont omniprésentes, où l’espérance de vie se compte en jours, sa principale préoccupation est de trouver de quoi manger.

L’avis des Chavonnes

Un témoignage exceptionnel à mettre à côté du Journal d’Anne Frank. Qu’il soit Nazi ou communiste, l’homme plongé dans le quotidien de la guerre retrouve ses instincts primaires, sa nature, ses instincts de domination ; il retourne à la bête avide de donner satisfaction à ses besoins primaires immédiats… Les femme sont ses premières victimes.

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