Les pisseurs de glyphosate polluent surtout le débat public

Vous vous souvenez de ces pisseurs volontaires à l’origine d’un drame médiatique ? Du glyphosate aurait été identifié dans leurs urines de 100% de ces pisseurs par un laboratoire allemand (BioCheck). La preuve était faite de l’impact sanitaire du pesticide. Ce scandale a été relayé par Élise LUCET dans Envoyé spécial. La conclusion était alors évidente : 1. MONSANTO nous ment 2. Il faut interdire le glyphosate.

Or, quelques mois plus tard, que lit-on dans le non-moins respectable Le POINT ? L’expérience a été refaite sous contrôle d’huissier et envoyé à un laboratoire français accrédité (un laboratoire public dont le service des micro-polluants organiques – accrédité par le Cofrac (Comité français d’accréditation) gage de rigueur scientifique). Résultat ? Rien. Aucune trace. On découvre aussi que le laboratoire allemand était dirigé par une militante farouchement opposé au glyphosate. Sommes-nous devant une manipulation délibérée de l’opinion publique à des fins partisanes ? Sans doute.

Porter un combat légitime (la défense de l’environnement ou de la santé), n’excuse pas tout ; certainement pas le mensonge organisé. Être contre MONSANTO est une chose ; polluer le débat public en l’abreuvant de fausses données qui n’ont de la science que l’apparence est inexcusable.

Si cette affirmation du POINT est avérée, Élise LUCET serait bien inspirée de programmer une nouvelle émission.

Pour Jean-Alain Divanac’h, président de la FDSEA du Finistère, « la non-fiabilité du laboratoire allemand est aujourd’hui avérée : étant les plus exposés en tant qu’agriculteurs, nous n’avons pourtant pas dans nos urines de traces quantifiables de l’herbicide. Pour nous, ces associations sont malhonnêtes. Qu’elles soient contre Monsanto ou anticapitalistes, c’est très bien. Mais elles n’ont pas à polluer le débat public et médiatique en utilisant des tests biaisés pour servir leurs causes », regrette-t-il. « En pleine campagne électorale, de nombreux politiques sont tentés, on le voit, d’utiliser cette propagande populiste. Ils doivent conserver leur esprit critique ! »

A noter que ce n’est pas la première fois qu’une information sur le glyphosate serait manipulée à des fins partisanes. Benoit HAMON par exemple s’en est fait le porte-parole.

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