J’ai lu pour vous Le château des Carpathes de Jules Vernes

Dans une région fertile en loups-garous et vampires, au creux des montagnes humides de Transylvanie peuples de goules et de stryges, dans un village isolé par ses immenses forêts impénétrables de résineux, Frick, un berger de solide charpente aperçoit de la fumée aux cheminées d’un château inhabité depuis plusieurs décennies. Le village de Werst, d’ abord incrédule, est bien obligé de se rendre à l’évidence : le château des Carpathes de feu le baron de Gortz est aujourd’hui la demeure d’êtres surnaturels.

Nick DEC n’est toutefois homme à se laisser impressionner par quelques fantômes. Il décide de se lancer à l’assaut des ruines millénaires. Pourtant, à la veille du départ, lors de la réunion des notables à l’auberge du roi Mathias, un sombre avertissement venu de nulle part a résonné sur les murs de granits : Nick, n’y va pas, il va t’arriver malheur… Malgré les pleurs de sa belle fiancée, Nick ne renonce pas.

Le docteur PATAK, en fait simple infirmier reconverti, a été choisi pour l’accompagner : en effet, le brave médecin fait partie de ces incrédules qui se rient du surnaturel. Les deux hommes s’engagent donc dans la terrible expédition qui pourrait décider de l’avenir du village que beaucoup ont déjà choisi de quitter…

On retrouve dans le château des Carpathes tous les ingrédients du film de vampires, avec en plus l’originalité du grand Jules Vernes, un savant mélange d’épouvante et de technologie au service de l’aventure. A lire.

Jules Vernes l’anti-Dreyfusard

L’antisémitisme était au XIXème siècle monnaie courante, dont l’un des portes drapeaux était Edouard Drumont, auteur de La France Juive. Avec l’affaire Dreyfus, la France se coupa en deux. Jules Vernes, sans être antisémite, était dans la camp des anti-dreyfusards. On trouve dans le château des Carpathes, quelques indices :

Celui-ci était-il italien, saxon, valaque ? Personne n’eut pu le dire. Mais il était juif, juif polonais, grand, maigre, nez busqué, barbe en pointe, front bombé, yeux très vifs. Jules Vernes – le château des Carpathes.

Quel était le propriétaire de cette auberge ? Un juif du nom de Jonas, brave homme âgé d’une soixantaine d’années, de physionomie engageante, mais bien sémite avec ses yeux noirs, son nez courbe, sa lèvre allongée, ses cheveux plats, et sa barbiche traditionnelle, obséquieux et obligeant, il prêtait volontiers de petites sommes à l’un ou à l’autre, sans se montrer exigeant pour les garanties, ni trop usurier pour les intérêts, quoiqu’il entendit être payé aux dates acceptées par l’emprunteur. Plaise au Ciel que les juifs établis dans le pays transylvain soient toujours aussi accommodants que l’aubergiste de Werst. Jules Vernes – le château des Carpathes.

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