J’ai lu pour vous Poujadas sur la victimisation

Tout ce que je pense sur le journalisme dit par Pujadas en 10 lignes

J’ai une aversion naturelle à l’excès d’émotion dans l’information. Pas seulement la peur. Il y a mille registres à cette facilité de l’émotion : la victimisation, la plainte ou l’apitoiement. Il y a quelques jours, je tombe sur ce sondage en boucle : 44 % des gens en télétravail se disent en souffrance. Quel mot ! Je me suis dit : « On célèbre le 18 juin 1940, on va expliquer à nos grands-pères qui se faisaient tuer que les télétravailleurs sont en souffrance ? » Il y a une sorte de généralisation donc de dilution de toute idée de victime. Il y en a des vraies. De la souffrance aussi, il y en a de la vraie. Mais faire de tout une souffrance, et surtout tout assimiler à la souffrance, c’est un leurre et un dévoiement… Et pourquoi ? Pour des raisons commerciales. Parce que les larmes se vendent. La souffrance se vend, l’apitoiement se vend. Je pense qu’on a très vite été dissonant sur LCI quand il y a eu ce concert de klaxons alarmistes et effrayants. Pour la première fois, comme présentateur, j’ai pris parti pour une forme de tempérament politique : la responsabilité plus que l’obligation ; la raison plus que la peur ; l’observation des faits plutôt que l’alarmisme.

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