Brève histoire de la seconde guerre mondiale

Un résumé de la seconde guerre mondiale en quelques lignes

Les causes de la guerre

Le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919 en l’absence des vaincus, imposa à l’Allemagne des réparations de guerre considérables qui ont été, en grande partie, à l’origine de la seconde guerre mondiale. Cette volonté de « punir » l’Allemagne vint notamment de Clemenceau (1841-1929) alors Président du Conseil de la République Française. L’Allemagne de l’entre-guerre fut celle de la république de Weimar (1918-1933), un régime socialiste qui ne parvint pas à éviter le chaos de l’hyperinflation et ses conséquences inévitables : le chômage et la misère. Sur ce terreau fertile, germèrent toutes sortes de populismes. Dès 1919 , les Communistes, manipulés par Moscou, tentèrent de propager la Révolution dans les rues de Berlin et en Bavière. En réaction, de nombreux partis nationalistes virent le jour, dont le NSDAP (National Socialist Deutsche Arbeiter Partei) d’Adolf Hitler, plus tard simplifié en « parti Nazi« .

Mussolini : pour Hitler, l’exemple à suivre

Hitler, en fin politicien, comprit très vite tous les bénéfices qu’il pourrait tirer de « la peur des Rouges” de la bourgeoise allemande et du sentiment d’humiliation créé par le “Diktat de Versailles”. En 1922, la marche des chemises noires (les fascistes) de Mussolini sur Rome, suivie de leur prise du pouvoir, lui montra à Hitler la voie à suivre.

Hitler dénonça, dans les brasseries de Bavière, « le complot judéo-bolcévik » à l’origine de la défaite de 1918 (le coup de poignard dans le dos). Imitant Mussolini, il organisa en 1923 un putsch (dit Putsch de la brasserie) qui le conduisit tout droit en prison. Hitler en profita pour rédiger Mein Kampf (mon combat), son programme politique visant à créer un IIIème Reich (empire) de 1000 ans. Ce programme repose alors sur la supériorité de la race aryenne et suppose, entre-autres, l’élimination des Juifs et des Communistes et l’élargissement à l’est de l’espace vital (Lebesraum) de l’Allemagne au détriment des populations slaves. Il y inscrit également sa volonté de revanche contre la France, annonçant ainsi  la seconde guerre mondiale. Aux élections de 1924, le parti nazi compta 24 députés, dont Ernst Röhm, chef de la Sturmableitung (SA), milice créée pour contrer la menace communiste. Les forces de la SA sont mises à la disposition du parti nazi.

La crise de 1929 frappa de plein fouet l’Allemagne qui était, depuis 1918, sous perfusion des capitaux américains. Elle apporta des partisans supplémentaires au parti nazi.

Vers la guerre

Le parti Nazi devint le premier parti de l’Allemagne à l’occasion des élections du 30 janvier 1933. Le président Hindenburg, héros de la guerre de 14, proposa à Hitler le poste de Chancelier qu’il accepta. Il avait dès lors les bras libres pour dérouler le programme de Mein Kampf. L’incendie du Reichstag en mars 1933, supposément par un maçon hollandais de la mouvance communiste, lui donna le prétexte pour commencer à nettoyer le pays de la « vermine judéo-bolchévik ».

Le premier camp de concentration (Dachau) ouvrit ses portes le 20 mars 1933. La police politique (GESTAPO) fut créée le mois suivant et les premières lois anti-juives furent votées. Il se débarrassa lors de la nuit des longs couteaux (29 juin 1934) des principaux chefs de la SA, dont son ancien compagnon d’arme Ernst Röhm poussé au suicide. Le 9 novembre 1938, les commerces juifs firent vandalisés lors de la Nuit de cristal.

En parallèle, Hitler commença à préparer la guerre en militarisant l’Allemagne en violation délibérée du Traité de Versailles. Il s’assura également de la neutralité de Staline (pacte germano-soviétique signé par Molotov et Ribbentrop) pour prévenir un deuxième front à l’est. La réponse molle de la France, confirma que les grandes puissances, traumatisées par les millions de morts de la Grande Guerre, n’étaient pas prêtes à s’engager dans un nouveau conflit.

En 1935, l’invasion de l’Éthiopie par les troupes du Duce confirma l’inefficacité de la Société des Nations (SDN) pour régler les conflits internationaux. Aussi, le 12 mars 1938, Hitler en profita-t-il pour annexer l’Autriche (l’Anschluss), son pays natal, puis le 30 aout 1938 les Sudètes, région germanophone de la Tchécoslovaquie. Cette annexion fut acceptée par les Alliés lors des Accords de Munich le 30 septembre 1938. Le 1er septembre 1939, suite à l’invasion de la Pologne alliée des grandes puissances occidentales, la France et l’Angleterre déclarèrent la guerre à l’Allemagne. La seconde guerre mondiale avait commencé. La Pologne fut partagée en une zone allemande à l’ouest et soviétique à l’est conformément aux dispositions du pacte germano-soviétique.

Un conflit mondial

La seconde guerre mondiale débuta par « la drôle de guerre », pendant laquelle les ennemis restèrent une année entière l’arme aux pieds : les Français et les Britanniques derrière la ligne Maginot et les Allemands derrière la ligne Siegfried.

La défaite française

Hitler en profita pour continuer le réarmement de l’Allemagne. Le 10 mai 1940, il donna l’ordre à Guderian de lancer la Blitzkrieg (la guerre éclaire) sur la Belgique et les Pays-Bas, cherchant à attirer les armées franco-britanniques vers le nord pour mieux attaquer à travers les Ardennes, zone montagneuse réputée infranchissable par l’état major français. La manœuvre réussit et le 22 juin 1940, la France demanda l’armistice. Hitler exigea une cérémonie officielle dans le wagon de Retondes, où avait été signée la capitulation allemande de 1918. L’Angleterre restait seule dans le conflit. 

La France dans la guerre

La France vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, héros de Verdun, qui engagea le pays sur la voie de la collaboration. Cette collaboration avec les nazis se matérialisa par la poignée de main de Montoir entre Hitler et Pétain en octobre 1940. 

La France fut divisée entre une zone occupée au nord et une zone libre au sud qui prit Vichy comme Capitale. Le gouvernement de Pierre Laval, nouveau président du Conseil, s’y installa et commença à pousser encore plus loin la collaboration avec les premières lois anti-juives qui aboutirent en juillet 1942 à la Rafle du Vel’d’hiv. Il organisa l’envoi d’ouvriers français en Allemagne avec le service du travail obligatoire (STO), ainsi que de soldats français sur le front russe (division Charlemagne).  

Le Général de Gaulle s’opposa à cette politique et lança dès le 18 juin 1940 son appel à la résistance sur les ondes de la BBC à Londres. Il organisa les réseaux de résistance avec Jean Moulin et les forces armées de la France libre en Afrique du nord.

Une guerre mondiale

A l’autre bout de la terre, le Japon impérial s’engageait également dans une politique expansionniste. L’attaque surprise sur Pearl Harbor en octobre 1941 précipita l’Amérique dans la guerre aux côtés des Alliés. L’opinion américaine, jusque-là isolationniste, bascula et le Président Roosevelt enclencha dès lors une politique d’aide matérielle massive à l’Angleterre de Churchill.

Après l’échec de la bataille d’Angleterre, Hitler demanda à ses généraux de préparer une attaque à l’est en vue de constituer le Lebensraum. L’opération Barbarossa fut déclenchée en juin 1941. Après une avancée fulgurante de l’armée allemande (Wehrmacht), les Russes de Staline parvinrent à stabiliser le front aux portes de Stalingrad. Aidées par un hiver rigoureux, les troupes de Staline engagèrent la contre-offensive qui allait les conduire jusqu’à Berlin. En Afrique du Nord, les armées de Rommel, d’abord conquérantes, subirent aussi leurs premiers revers suite aux assauts des britanniques de Montgomery et des des forces françaises libres.

A partir de 1943, le reflux des armées allemandes se généralisa. Le débarquement de Normandie le 4 juin 1944 permit d’ouvrir le second front réclamé par Staline. L’Allemagne commença à se recroqueviller sur son territoire, puis sur la seule Berlin prise par les Russes en juin 1945. Hitler, voulant éviter le lynchage public subi par Mussolini, se suicida et l’Allemagne accepta une capitulation sans condition, laissant le III ème Reich en ruines. La défaite fut également l’occasion de découvrir l’horreur des camps de concentration, fruits de la politique antisémite de l’Allemagne nazie. L’Allemagne fut partagée par les Alliés en quatre zones d’occupation.

Dans le pacifique, les Américains durent utiliser la bombe atomique sur Nagasaki et Hiroshima pour venir à bout de l’incroyable ténacité de l’ennemi japonais. 

Le bilan de la guerre

Le conflit fut le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité avec  50 millions de morts, militaires mais aussi énormément de civils. Le bilan matériel fut aussi très important et notamment en Europe où de nombreuses villes ont été détruites, comme Dresde ou Varsovie détruite après le soulèvement du ghetto.

Elle permit également d’ouvrir les portes de la grande Europe à Staline qui installa des régimes communistes à sa botte dans tous les territoires de l’est. Churchill dit à ce propos “qu’un rideau de fer venait de s’abattre sur l’Europe”. 

La guerre montra également que la cruauté humaine pouvait ne pas avoir de limites. La révélation de la Shoah (élimination organisée du peuple juif) fut un traumatisme dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui. Il aboutit à un vote de l’ONU créant un état juif (Israël) en palestine et organisant aisni les futurs conflits du moyen prient..

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