L’extrême gauche et la recherche du chaos

Pour quelles raisons Mirabeau, Bailly et les autres ont-ils, dans la Déclarations des droits de l’homme et du citoyen de 1789, inséré un article qui prévoit la création d’une force publique, autrement dit de la police ?

Art. 12. – La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Déclarations des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Et pour quelle raison l’extrême-gauche souhaite-t-elle sa disparition en instrumentalisation le totem des violences policières ?

L’EXTRÊME GAUCHE ET LA RECHERCHE DU CHAOS

Les rédacteurs de la Déclaration ont souhaité construire un projet de société fondé sur le principe de la liberté individuelle. Cette liberté est garantie si le plus fort ne vient pas exercer en permanence son pouvoir de nuisance sur le plus faible, comme c’est le cas dans toute société humaine sans règle.

L’homme est un loup pour l’homme. Thomas HOBBES.

Pour éviter que ce travers de la nature humaine gouverne les relations entre les hommes, Rousseau (et d’autres avant lui) ont eu l’idée du Contrat Social. Rousseau est parti du constat que l’homme, plongé dans son état naturel, vit une guerre perpétuelle de tous contre tous. L’histoire humaine est, depuis la nuit des temps, une suite de conflits, de guerre où le plus fort à la fin s’accapare les richesses, asservi, le cas échant, les faibles, avant d’être renversé par un groupe d’individus qui lui-même sera renversé par d’autres. Pour éviter que cette situation, mauvaise pour tous, soit définitive, Rousseau a proposé d’établir des Lois. Les plus forts ont été invités à renoncer à leur pouvoir de nuisance et, en échange, ont reçu la sécurité du groupe. La liberté devint alors synonyme de « respect de la loi que l’on s’est prescrite », comme le dit Rousseau. Et c’est là que l’article 24 trouve son origine.

Quel serait un monde sans police ?

Sans police, le respect de la loi reposerait sur la bonne volonté de tous, sur la conviction que chaque homme est raisonnable, sincère, juste ce qui n’est évidemment pas le cas. Sans police, le respect de la loi reposerait sur la bonne volonté des individus, sur la certitude que personne ne cherche à s’accaparer le bien d’autrui, à s’attaquer à son voisin car il pense différemment… Bref, ce monde n’existe pas. Un monde sans police serait un monde de chaos, un retour, en quelque sorte, à l’état naturel, à la guerre de tous contre tous, c’est-à-dire conduirait à la fin de la démocratie.

La stratégie de l’extrême gauche

Proudhon, Bakounine et d’autres ont au XVIIIème siècle théorisé une société sans loi, sans police, une société fondée sur l’anarchisme (société sans pouvoir). Ils ont été supplantés par Marx, Lénine et les autres qui, au contraire, ont bâti au siècle suivant un Etat policier.

Aujourd’hui, les Plenel, Mélenchon et autres cherchent à exhumer mes théories anarchistes. Ils ont donc comme stratégie d’attaquer sans cesse l’un des piliers majeurs de notre société : la police. Ils ont bien compris que sans police, l’Etat s’effondre. Tous leurs coups portent donc sur cette institution. Ils ont déclenché sur elle un tir de barrage visant à l’affaiblir, autant que faire ce peut. Rien ne les arrête lorsqu’il s’agit d’instrumentaliser l’opinion publique et, en particulier, assimiler la police à une sorte de groupuscule raciste, fachiste et violent. Ils évitent donc de prendre les faits comme ils sont, c’est-à-dire l’illustration de la simple réalité. Ils préfèrent tordent les images, inondés les réseaux sociaux de haine, de dénonciation calomnieuse. L’invention du slogan « Violences policières » est, à cet égard, d’une implacable efficacité. Ce slogan laisse entendre que tous les policiers sont violents. Il suffit ensuite d’assurer une surexploitation des images pour convaincre les crédules de la pertinence du slogan.

La stratégie de l’extrême gauche

Les irresponsables de l’extrême gauche sont donc à combattre avec la plus grande force. Ils ont comme unique programme la disparition de L’Etat, qu’ils haïssent tant, cet Etat qui les a éduqués, soignés, protégés, nourris,… Cette haine viscérale qui les anime est d’ordre pathologique, car non-fondée du point de vue théorique et dangereuse pour la démocratie.

2 commentaires sur “L’extrême gauche et la recherche du chaos

  1. D’accord sur l’exploitation politique des images et sur la recherche du chaos de l’extrême gauche qui veut remplacer la dictature macronienne par une démocratie melanchonienne dans laquelle les « violences policières » seront remplacées par la « juste et implacable répression des ennemis du peuple ». Mais la question qui se pose est pourquoi le pouvoir actuel laisse-t-il faire les casseurs ? Pourquoi la police n’intervient-elle pas au moment opportun de façon ciblée ou a posteriori ? Je pense que les casseurs sont connus des services de police. Pourquoi ne sont-ils pas arrêtés et jugés ?