J’ai lu Ségolène ROYAL – Prête à dire n’importe quoi pour que l’on parle d’elle.

Rien ne lui fait peur, les contre-vérités, les polémiques, l’argumentation bancale, les raisonnements biaisés. L’important est que l’on parle d’elle. Frustrée de n’être plus qu’une opposante, elle multiplie les interventions sur les médias, trouvant de l’incohérence partout (où elle n’est pas), identifiant des scandales où il n’y a que des affaires courantes. Bref, ce qui est important, c’est que l’on parle d’elle, le plus possible. Comme si sortir la mort médiatique était synonyme d’une mort tout court. Alors, elle s’agite, dénonce, vitupère, condamne, à la radio, à la télé, et bien entendu sur Tweeter. Elle a bien compris que, pour exister, il fallait être « contre ». Car les médias préfèrent toujours le vilain petit canard qui deviendra un cygne (des temps) aux canetons qui se confondra dans la masse.

Ségolène ROYAL et le bon professeur RAOULT

Ainsi, en avril 2020, lorsque tout le monde scientifique (ou presque) a dénoncé le charlatanisme du professeur Raoult, elle a tweeté et retweeté son soutien à la pauvre victime. « Elle n’était pas médecin », mais elle accueillait, sans rien n’y connaitre, avec bienveillance, les travaux du chercheur marseillais. Puis, soudain, elle a tout effacé… Pourquoi ? A-t-elle senti le vent tourner ?

J’ai retweeté de ses soutiens parce que je considérais qu’à un moment où l’État n’avait même pas la capacité de donner des masques ou des blouses aux soignants, le professeur Raoult se faisait agresser par le gouvernement alors qu’il avait un protocole qui apparemment donnait des résultats. Ségolène ROYAL – Avril 2020.

Sans bagage scientifique, incapable de comprendre un protocole scientifique, la voilà qui prenait position. Quelle audace ! Elle s’enfonça ensuite dans ces certitudes en déclarant :

Olivier Véran est allé trop vite, il s’est dépêché comme s’il avait une espèce de vengeance contre le professeur Raoult. Ségolène ROYAL. Juin 2020.

Comment va-t-elle s’en sotrir maintenant que le professeur lui-même a reconnu l’inefficacité de son traitement ?

L’hydroxychloroquine n’est décidément plus considérée comme le remède miracle contre le Covid-19. Et cette fois, c’est même Didier Raoult et son équipe marseillaise qui le reconnaissent : dans une lettre publiée ce mois-ci sur le site du Centre national d’information en biotechnologie, l’équipe de professeur Raoult admet les critiques faites par leurs pairs sur leur étude du mois de mars auprès d’une quarantaine de patients. Dans cette lettre, elle reconnaît qu’il n’y a pas de différences significatives entre les patients traités à l’hydroxychloroquine et les autres, en particulier sur un critère-clé : leur survie. Au final, l’étude estime que ces patients n’ont pas moins besoin d’oxygénation, ou qu’ils ne meurent pas moins que les autres qui sont sous un traitement standard. France Info Janvier 2021.

Bref, comme le disait Coluche : lorsque l’on en sait si peu, le mieux est de fermer sa gueule.