J’ai écouté ce matin Alain FINKIELKRAUT sur Europe 1

Alain FINKIELKRAUT semble dénoncer l’obsession antifasciste de la France qui assimile un peu tout et n’importe quoi à du fascisme dès que ça lui déplait. La banalisation du terme « fasciste » est dangereux.

La carrière posthume d’Adolf Hitler est très riche. Et si nous avons tant de mal à voir ce que nous voyons, c’est que nous voyons à la place la bête immonde, la peste brune, le retour des vieux démons. Alain FINKIELKRAUT.

A voir du fascisme partout, on oublie de réfléchir, on évacue la question qui nous gène d’un trait de plume. On range l’idée plus à droite que la nôtre dans la case « peste brune », dans les colonnes du nazisme du grand tableau de la politique. Dire que certains territoire de la république sont perdus, c’est déjà être une chemise brune. Dire qu’il y a un problème de compatibilité entre l’Islam (lorsqu’il est pratiqué à l’ancienne) et la République, c’est déjà être adorateur du Duce. Reconnaitre à la police le droit du recours à la force, c’est être un nostalgique des années 30… On ne cherche plus à vérifier la véracité du propos, on le nie, l’enterre, l’enfouit sous des couches de nazisme et le tour est joué.

La France est en train de devenir une petite nation […] Elle se trompe complètement et a une obsession antifasciste qui nous dit aujourd’hui qu’il est absurde de penser que c’était mieux avant. Elle criminalise la nostalgie à mesure que les choses s’aggravent et elle dit aussi ‘la diversité c’est notre lot et malheureusement pour l’empêcher il y a la persistance de l’ordre patriarcal et la racisme systémique. Mais la réalité est tout autre. Et la tragédie actuelle n’est pas le retour des vieux démons. Alain FINKIELKRAUT

Sur le wokisme

Le wokisme m’inquiète énormément. Au temps du communisme, l’idéologie était la division d’un monde en deux dimensions : les exploiteurs et les exploités. Cette idéologie renaît sous la forme du wokisme. D’un côté il y a le mâle blanc prédateur, et de l’autre, les femmes, les minorités raciales et sexuelles. Alain FINKIELKRAUT

J’ai peur pour les jeunes, peur de ce que devient l’université française, certains médias. Chez les wokes, « il y a un vertige de la supériorité morale, une arrogance du présent. L’université est dévastée, les médias atteints. Le « wokisme » « est la destruction du sens commun. C’est vertigineux ! Alain FINKIELKRAUT

Sur le journal Le Monde

[..] Pas un mot sur les rodéos urbains, pas un mot sur les agressions anti-policiers pourtant quotidiennes, sur les affrontements à Villeneuve-d’Ascq, à Oyonnax, à Angoulême, à Lyon, que sais-je encore, proteste-t-il. Pas un mot non plus sur ce sondage de l’Ifop nous expliquant que 40% des lycéens mettaient leur religion au-dessus des lois de la République. Pourquoi ? Parce que cela va à l’encontre de la fiction anti-raciste et anti-fasciste qui leur tient lieu de réalité. Alain FINKIELKRAUT

Les journalistes qui pensent que le seul problème de la France, c’est la domination masculine et la discrimination généralisée frappent d’interdits, proscrivent, effacent tous les événements qui contredisent cette bonne parole. Surtout, cela veut dire que ces vigilants, en réalité, sont des vigiles, c’est-à-dire que l’information est devenue, aux yeux de la presse progressiste, prétendument progressiste, un club select