Dans la tête de Poutine, il y a Alexandre Douguine.

Nicolas II, le dernier des Tsars, avait comme conseiller nébuleux Raspoutine. Poutine a Alexandre DOUGINE. Qui est ce gourou qui rêve de purifier l’âme Russe des pollutions venues de l’occident décédant ? Qui est ce philosophe eurasistes aux thèses dangereuses qui aide POUTINE à consituer son socle idéologique, comme Alfred ROSENBERG l’avait fait avec HITLER en défendant le Pangermanisme ?

L’Occident moderne, où triomphent les Rothschild, Soros, Bill Gates et Zuckerberg est le phénomène le plus dégoûtant de l’histoire du monde. Plus vite et plus complètement la Russie en sera coupée, plus vite elle reviendra à ses racines. Alexandre Douguine.

Avec la chute du mur de Berlin (1989) et l’effondrement (merci Gorbatchev) de l’URSS (1991), la Russie fut orpheline d’une vision du monde capable de l’unifier. L’impérialisme des tsars et le communisme avaient échoué tour à tour, il ne restait plus qu’un peuple désorienté. Boris ELTSINE, l’éphémère fils spirituel de GORBATCHEV, tenta de reconstruire sur les ruines encore fumantes de l’Union Soviétique un tel récit capable de rassembler les foules. Peine perdue.

Alexandre DOUGINE exhuma alors des années 20 un courant de pensée minoritaire mais, à son sens, fédérateur : l’eurasisme. La Russie s’étale sur onze fuseaux horaires, elle ne peut donc se penser que comme impériale en s’appuyant sur l’orthodoxie slave, antithèse d’un occident décadant. L’immensité de ses frontières l’oblige à soumettre les peuples qui la borde. Tout était dit. Il dénonça les agissements du pourtant vénéré Pierre-Le-Grand, coupable, à ses yeux, d’avoir créé en Russie une ville européenne : Saint-Pétersbourg. Dans son ouvrage de référence, Fondamentaux de géopolitique (1997), il rassembla sa vision du monde, comme Alfred ROSENBERG l’avait fait avait fait dans son Mythe du XXème siècle. Petit-à-petit, au début des années 2000, ses idées commencèrent à percoler dans les cercles qui comptaient, notamment l’armée. En 2008, Alexandre DOUGINE pénétra le cercle rapproché des conseillers de Poutine. L’annexion de la Crimée fut l’ided d’Alexandre DOUGINE.

On l’aura compris, l’éviction en 2014 par la rue ukrainienne du président Pro-russe Viktor IANOUKOVITCH ne l’emplit guère d’allegresse. Si l’Ukraine n’était pas avec la Russie alors, elle était forcément contre elle, dans la tête de l’idéologue. Il fallait donc la soumettre.

L’Ukraine en tant que projet est et ne peut être qu’antirusse, sinon, pourquoi avoir un Etat indépendant ? Je ne suis pas enclin à diaboliser l’Ukraine, car cette partie des Slaves de l’Est, que l’on appelle les Petits Russes, a historiquement prouvé son incapacité totale à construire un État. Ils ne savent pas le faire. Alors ils choisissent des clowns et des nazis au lieu de politiciens professionnels. Ils organisent la cruauté lorsqu’il est nécessaire de faire preuve d’humanité et de douceur. Alexandre DOUGINE.

Alexandre DOUGINE qualifie les Ukrainiens de « petits Russes » qu’il convient de soumettre aux volontés de Moscou, gardienne de l’âme slave menacée par les dérives de l’occident. Le parallèle est saisissant entre ses écrits et ceux de ROSENBERG qui, dans Le Mythe du vingtième siècle (1930) défendait un « christianisme germanique » qu’il convenait de débarasser des mauvaises inflences (juives et protestantes notamment).

Nous comprenons aujourd’hui que les valeurs suprêmes des églises catholique et protestante, en tant que christianisme négatif, ne conviennent pas à notre âme, qu’elles barrent la route aux forces organiques des peuples de race nordique, qu’elles ont à leur faire place et doivent se réformer dans le sens d’un christianisme germanique. Alfred ROSENBERG.