Les Verts (et les Grünen)…

Trois petits points suivent ce titre pour rester poli.

Revenons un peu en arrière. 11 mars 2011. Un tsunami entraine l’explosion de la centrale de FUKUSHIMA (réacteur à eau bouillante) sur la côte est du japon. Sous la pression des Grünen, dont elle a besoin pour sa réélection à la tête de la chancellerie allemande, Angela MERKEL décide l’arrêt du nucléaire allemand. Ces mêmes Grünen lui proposent en substitution les éoliennes, le solaire (investissement massif de 200 MM€) et… le gaz russe ! L’Allemagne vient de se mettre au tour du cou la corde sur laquelle Poutine peut tirer à sa guise.

6 avril 2022. Le ministre allemand des finances vient d’annoncer que l’embargo sur le gaz russe n’est tout simplement,t pas possible, l’Allemagne étant dépendante à 55% de ses importions via GAZPROM dont Gerhard SCHRÖDER (prédécesseur de Angela MARKEL à la chancellerie) est un des dirigeants. Les Allemands viennent de se rendre compte de la fragilité de leur mécano énergétique qui repose sur une abondance de vent continu (ce qui n’est pas réaliste) et le bien-vouloir d’une puissance étrangère particulièrement hostile. Ils ont donc substitué une source d’électricité décarbonée, stable, continue et pilotable pour une source aléatoire et carbonée ! Dans leur obstination maladive contre le nucléaire, les verts nous font faire des conneries ! L’Allemagne finance aujourd’hui, avec ses factures gazières, la guerre de POUTINE ! Les Grünen en sont responsables. Nous souhaitons aussi qu’ils fassent enfin leur MLEA CULPA.

En France, 2 février 1998. Les socialistes (JOSPIN) ont eu aussi besoin des verts (VOYNET) pour obtenir une majorité. Les verts (pourtant faibles sur l’échiquier politique) ont accepté sous réserve que, dans la corbeille de la mariée, on y dépose l’arrêt des réacteurs rapides. Pour ceux qui ne le savent pas, la France était à l’époque leader de ce type de réacteur qui utilise l’Uranium naturel U238 (100 fois plus abondant que l’Uranium enrichi (U253), ne produit pas de gaz à effet de serre, pas de déchet radioactifs. Mais voilà quand l’obsession est là, la raison doit attendre. Le mariage a eu lieu, la France a perdu son expertise et manque de courant. VOYNET est devenue ministre de JOSPIN.

Rappelons qu’en 1996, SUPERPHENIX (le plus gros réacteur rapide au monde), avec 96% de taux de disponibilité du réacteur, avait battu un record. L’investissement était bouclé et le combustible pouvait encore produire 30 milliards de kWh (30 TWh). SUPERPHENIX était également conçu pour permettre la transmutation des déchets radioactifs de haute activité et à longue durée prévue par la loi de décembre 1991. Les VERTS ont su exploiter des incidents de fonctionnement pour faire croire à la possibilité d’un accident majeur. En répétant en boucle jusqu’à l’étourdissement de fausses informations, en concentrant leur tirs sur ce seul réacteur, en agitent les peurs, ils ont réussi à attirer l’attention des médias. Bien joué. Ça nous a couté très cher, mais reconnaissons leur efficacité.

François HOLLANDE, grand technicien, a aussi mordu à l’hameçon. Lui aussi a eu besoin des verts (EELV) et leur a donc vendu le fameux 50% de nucléaire dans le mix énergétique, associé à l’arrêt de FESSENHEIM. L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) avait beau crié sur les toits que FESSENHEIM ne posait pas de problème de sûreté, le mariage devait avoirr lieu et il a eu lieu. Il n’y a eu, à l’époque, aucun début de commencement de réflexion sur la stratégie associée au fameux 50 %. Comment se passer de toute cette source de production d’électricité, François n’en avait aucune idée ! Et pourtant, il l’a fait inscrire dans la loi… Une centrale sacrifié sur l’autel du calcul politique et sans aucune justification scientifique ! Nul doute que cette loi sera abrogée face à l’évidence de son incongruité.

Un commentaire sur “Les Verts (et les Grünen)…

  1. N’oublions pas le dernier épisode. Macron n’est devenu pro nucléaire qu’à l’approche des presentes élections. Et mollement encore. Voyant que les choses se présentent bien pour lui et qu’il s’agira de son dernier mandat, il se sent plus libre. Mais jusque là, lui aussi s’est soumis à la pression verte.