J’ai lu pour vous 93 de Victor HUGO

Un classique du grand Victor. Nous sommes en pleine révolution, le Comité de Salut Public fait la loi. Marat, Danton et Robespierre donnent le grandes directives, souvent sanglantes. Louis XVI, le dernier des Capet, a été guillotiné. La France est en ébullition. L’Ouest est agité par un soulèvement royaliste qui a juré de remettre les têtes couronnées sur le trône de France. Les Bleus (Les Républicains) sillonnent les terres de Vendée et de Bretagne pour éradiquer les Blancs (Les royalistes) qui tiennent encore quelques places fortes grâce à plusieurs milliers d’hommes, souvent des paysans, mobilisés derrière leurs curés de campagne.

Le marquis de LANTENACfait partie de ses grands de la noblesse qui défend le retour à l’ordre ancien. Viel homme digne, il impose par sa simple présence son autorité naturelle. Souvent sans pitié, il n’hésite pas à fusiller les prisonniers, hommes femmes et enfants compris.

Un femme et ses trois enfants sont ainsi retrouvés dans une forêt de Bretagne par un colonne bleue qui décide de les prendre sous ses ailes. GAUVAIN est le neveu de LANTENAC. Petit, il a sauté sur ses genoux. Mais il a choisi un autre camp, celui des Républicains, comme l’ancien curé CIMOURDAIN devenu un des plus enragés révolutionnaires, qui ne croit qu’en une chose : la guillotine.

LANTENAC est encerclé dans la TOURGUE avec son dernier carré de fidèles. GAUVAIN commande à quatre mille hommes près à donner l’assaut. Mais LANTENAC a un dernier atout : il tient les trois enfants et menace de tout faire brûler si l’assaut est donné.

Une histoire d’homme qui montre que le bien est une notion à prendre avec précaution, où le pire des sanguinaires peut faire preuve d’étonnante humanité, ou la cruauté peut émerger chez ceux qui sont a priori pétri d’humanisme… Du très bon Hugo.