La disparition de Joseph Mengele (prix Renaudot 2017) raconte la traque (et en miroir la fuite) du tristement célèbre Docteur Mengele, surnommé l’Ange de la mort, médecin chef du camp d’extermination d’Auschwitz, celui qui décidait de la mort immédiate ou différée des nouveaux arrivants, victimes de la solution finale (décidée en janvier 42 lors de […]

Résultat de recherche d'images pour "steinbeck à l'est d'eden"John Steinbeck aime la Californie où il est né et les petites-gens. Ces thèmes sont récurrents dans son œuvre, comme Les raisins de la colère ou Des souris et des hommes. Les héros sont souvent modestes, confrontés à la vie d’en-bas et les soubresauts difficiles de l’histoire, par exemple ceux de la  grande dépression de 29 (dans Les raisins de la colère).

A l’est d’Éden fait bien sûr penser au livre II de la Genèse, et plus précisément  à l’histoire de  Caïn et Abel, fils d’Adam et Eve. Caïn, jaloux de son frère, le tue. Il est chassé par Dieu, condamné à errer sur terre, sans protection. Il part alors vers Nod, à l’est d’Éden…  L’histoire de Caïn et Abel est l’histoire du Bien et du Mal : l’homme a été créé par Dieu mais conserve son libre-arbitre, cette faculté de choisir entre le Bien et le Mal. Caïn choisit le mal et en paye les conséquences. C’est un avertissement pour les pécheurs (et un moyen pratique pour l’Église pour contrôler les âmes avec la peur du châtiment).

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Résultat de recherche d'images pour "les raisins de la colère"Nous sommes en 1929, en Oklahoma. Les années dorées du capitalisme-roi sont terminées. La grande crise fait rage et les pauvres s’amoncellent sur les trottoirs des grande villes. Dans les campagnes, ça n’est pas mieux…

Tom Joad  a purgé sa peine et sort de prison. Mais sa liberté est conditionnelle. Il doit se tenir tranquille. Tom n’a pas eu de chance : pris dans une rixe, il a tué un homme par accident et a été condamné. Désargenté, désœuvré il n’a pas d’autre solution que de retourner à la ferme de ses parents. Sur la route, il est interpelé par Jim Casy, un ami d’enfance, ancien pasteur, avec qui il fait un bout de chemin…

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Nous sommes dans les années trente, quelque part en Californie, tout près de la ville de Soledad. Dans la fraîcheur des rives d’un cours d’eau ombragé, deux amis s’accordent une nuit de repos. Lennie SMALL est une force de la nature, contrairement à ce que son nom indique, un brave homme que la nature n’a pas épargné : un peu benêt, il est sous la protection de Georges MILTON, un homme frêle mais qui a les pieds sur terre. Georges est  son ami . Ils errent de fermes en fermes à la recherche de petits boulots. Ils rêvent d’une exploitation bien à eux, d’un lopin de terre où ils couleraient des jours heureux. Lennie a une curieuse habitude : il attrape des souris et range leur cadavre encore chaud au fond de sa poche. Voilà qui énerve Georges qui passe son temps à le corriger. Si seulement il n’avait pas cette garde morale sur le pauvret, il serait libre ; il pourrait construire une famille. Mais il a promis à la vieille tante Clara de veiller sur Lennie. Alors… Lire la suite

J’avais adoré Putain de Guerre. Je me suis donc laissé tenter par cet autre œuvre de Tardi et Vautrin : Le cri du peuple. Le cri du peuple nous plonge dans le Paris révolutionnaire de 1871, celui de la Commune, premiers soubresauts du communisme auquel Marx puis Lénine se revendiqueront. Le Cri du peuple fait […]

Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski a profité de ses dernières années pour proposer une synthèse philosophique, qu’il présente, avec les frère Karamasov, sous la forme d’un tableau de la Russie du XIXème siècle. Dieu existe-t-il et si oui est-il nécessaire à la morale ? L’homme est-il doté d’un libre-arbitre lui permettant de choisir, en toutes connaissances de […]

The Holy Blood and the Holy Grail.jpgLe livre qui a inspiré Dan BROWN et son Da Vinci Code – Titre anglais The Holy Blood and the Holy Grail

 


Ce livre, sans aucun doute possible, a influencé (pour ne pas dire plus) Dan BROWN dans l’écriture de son DA VINCI CODE. On y trouve tous les éléments de l’intrique et notamment ceux concernant la filiation de Jésus.

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2084Je venais d’achever 1984, le classique de Georges ORWEL (1949), lorsque mon regard tomba sur la pile des nouveautés de la Fnac au sommet de laquelle figurait le livre de Boualem SANSAL : 2084 ! Étrange. La préface rapidement parcourue montrait clairement que l’auteur revendiquait la filiation. 2
084 est la suite de 1984.

1984 décrivait un monde dans lequel une dictature avait atteint un degré de perfection, de raffinement tels qu’il en devenait effrayant. Big-Brother contrôlait tout, savait tout.

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une-vie

Une vie MAUPASSANT

Ce premier Roman de Maupassant commence comme une romance de gare, un peu longue, remplie de très belles descriptions du paysage normand, de la nature vivante, sensible.

Jeanne sort du couvent où son père l’avait enfermée, sans doute pour endormir les pulsions de la jeunesse.

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Pour quelle(s) raison(s) le roman d’Ernest Hemingway, Paris est une fête (A moveable feast) est-il soudain devenu un phénomène de librairie ? Pour quelle(s) raison(s) les Parisiens sont-ils devenus en 24 heures accros du journaliste américain, correspondant de guerre et bien sûr écrivain ?

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Toulouse-Lautrec

La réponse,  bien entendu, est dans le titre : Paris est une fête. Car Paris, c’est la douceur de vivre, une légèreté qui court le long des avenues, se faufile dans les impasses, s’arrête sur les terrasses de café où les bulles de champagne pétillent au rythme de la musique. Paris, en un mot, incarne tout ce qu’ils haïssent : la vie.

femme1 Bel Ami, c’est Georges DUROY, un pauvre bougre affamé qui erre dans les rues de la capitale. Nous sommes en 1880. la parenthèse impériale (1852-1870) a été refermée dix ans plus tôt. On fête aussi les dix ans de la Commune de Paris (la première tentative communiste) en accordant l’amnistie aux meneurs encore vivants. La troisième République est installée et on écrit sur les frontons de France « Liberté, Égalité et Fraternité ». Jules Ferry est le Président du Conseil et il continue la laïcisation de la république.

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1984 – ORWELL

J’ai lu pour vous 1984 de Georges ORWELL

Écrit en 1948, par Georges ORWELL, 1984 dénonce les totalitarismes du XXème siècle.

En utilisant la forme du roman noir,  Georges ORWELL décrit OCEANIA, une société imaginaire, totalitaire, qui a intégré et même dépassé les outils d’oppression inventés par ses illustres aînés que furent le Nazisme et le Communisme.

OCEANIA atteint une quasi-perfection dans l’art de soumettre les foules. Lire la suite

tranchées

Paul et ses compagnons vivent avec la mort, omniprésente dans le livre, qui s’abat au hasard sur un ami, un inconnu. Ils visitent un camarde agonisant dans un hôpital de campagne ; un camarade certain de son sort ; certain qu’il ne sortira pas de cet endroit lugubre où se mêlent les odeurs de morphine, de sueur et de sang. On pense à ses bottes, qui ne lui servent plus, maintenant qu’il est amputé. Il faut faire le nécessaire pour les récupérer avant son décès, sinon un infirmier s’en emparera ; c’est sûr !

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Louis Ferdinand Céline

Une lecture surprenante, un style novateur, VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT déconcerte le lecteur non-avisé. Soit on aime, soit on déteste, c’est tout l’un ou tout l’autre. Je suis de la première catégorie.

Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

Quelques mots sur l’auteur

Louis-Ferdinand Céline (de son vrai nom Louis-Ferdinand DESTOUCHES ; Céline était, semble-t-il, le prénom de sa grand-mère). Il fut un enfant programmé pour la guerre : il né en 1894. La défaite de 1870 (SEDAN) contre les Prussiens était alors dans tous les esprits. Les Français attendaient la revanche.  Céline fut fin prêt en 1914 pour participer à la grande boucherie. Blessé, décoré de la croix de guerre, il fut réformé en 1915.

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Voyage au bout de la nuit par Tardi

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Zoé SHEPARD. Voilà un auteur (je n’aime pas « une auteure ») qui n’a pas froid aux yeux.

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le bleu est une couleur chaude.jpg

Le bleu est une couleur chaude

Encore bouleversé par le film d’Abdellatif Kechiche (La vie d’Adèle), je suis resté, de longues minutes, scotché devant l’affiche du film, placardée sur les murs du VICTORIA. Des cheveux bleus, l’adolescence, deux regards complices tournés vers le même horizon, la joie de vivre, tout y était. Et même plus…

En caractères minuscules, juste sous le nom des actrices, une mention discrète à une BD inconnue avait été glissée. Si je me souviens bien, elle disait à peu près ceci : « Adaptation libre de l’ouvrage de Julie MAROH : Le bleu est une couleur chaude ». Pourquoi une telle discrétion ? Pourquoi Kechiche n’en avait-il pas parlé à Cannes ? Le lendemain, j’achetais la BD.

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L’étranger de Camus

J’ai lu pour vous L’ETRANGER d’Albert CAMUS (1947)

L’étranger, que l’on ne connaît que par son nom (MEURSAULT), est un algérois moyen, menant une vie moyenne d’employé de bureau, ennuyeuse, dans un quartier quelconque de la capitale algérienne, écrasée par la blancheur du soleil.

Il semble subir sa vie, une vie qu’il n’a pas choisie, une vie sans relief, sans émotion, presque mécanique.

Le décès de sa mère ne provoque chez lui que des désordres d’ordre matériel : comment va-t-il annoncer son absence à son patron ?


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Camus

La Peste, roman d’Albert CAMUS, fut publié en 1947, deux ans près la fin de la guerre. C’est la chronique d’une épidémie qui s’abattit dans les années 40, sur la ville d’Oran, dans l’Algérie encore française.

Des rats morts ramassés par dizaines puis, par centaines, annoncent le pire à venir pour le Docteur Bernard RIEUX, narrateur et personnage principal du roman.

Les autorités, constatant que les cadavres humains succèdent bien vite aux rongeurs morts, décident de boucler la ville.

La peste, quand elle est brune, est une métaphore des régimes totalitaires en général et du régime nazi en particulier.

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Avant tout, un mot sur l’auteur .

D’abord enthousiaste devant la vague révolutionnaire qui engloutit la Russie de 1917, Boris, artiste accompli (peintre, écrivain, musicien), n’admit pas la main mise des dirigeants sur l’art. En retrait passif de la vie politique, il ne se démarqua franchement du régime qu’à l’occasion du procès Boukharine en 1938.

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Germinal  de Claude BERRI

GERMINAL fait partie du cycle des Rougon-Macquart, inauguré par ZOLA dans l’Assommoir. Ce cycle est l’occasion de peindre un tableau du second Empire (1851-1870) et de la troisième république qui lui succède, à partir de 1871.

Pourquoi GERMINAL ? C’est une référence, bien sûr, au calendrier révolutionnaire, car nous sommes ici en plein drame ouvrier.

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Balzac nous peint un tableau de la province française du XIXème siècle en inscrivant dans la chronologie de l’époque chahutée une famille originale : les Grandet, le père Félix, acariâtre et avare, une mère, soumise et docile, et une fille Eugénie qui, si elle n’y prend pas gare, reproduira la vie pathétique de sa maman. Vient s’ajouter au trio, Nanon, la parfaite servante, également sous l’emprise du père tyrannique, mais attentive aux malheurs des dames de la maison.

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